Décor

1er novembre – Toussaint

Historique :

Au Ve siècle, les évangélisateurs de la Gaule furent confrontés aux rituels druidiques qui marquaient, dans le cycle des saisons, le déclin de la lumière. Au début de novembre avait lieu la fête de Samain au cours de laquelle les vivants communiquaient avec les morts. Ces traditions chamaniques perdurèrent bien après la christianisation.

En 830, le pape Grégoire IV institua la fête de « tous les saints » au 1er novembre. Cette fête fut étendue à tout l’empire carolingien par l’empereur Louis le Pieux.

Par cette fête, l’Église rend un culte aux personnes dont elle reconnaît la vie exemplaire et leur proximité avec le divin.

1941 – samedi 1er novembre
La veille au soir, au réfectoire, Marie de la Trinité reçoit intérieurement cette parole de Jésus : « Laisse mon sacerdoce s’épancher en toi. »

A l’office de Matines, pendant la récitation des psaumes, Marie contemple « la douceur du sacerdoce du Christ. » Dans ce sacerdoce, elle perçoit toute « l’humilité, la douceur et la miséricorde du Christ. » Mais elle note :

« Le Christ n’exerce que sur lui-même le zèle consumant de son sacerdoce… Il n’a de contact avec le péché que pour expier et non pour condamner. »

(Carnets, Les grandes grâces, Cerf, tome 1, p. 276)

1942 – dimanche 1er novembre
Marie de la Trinité entre dans la liturgie de la fête de Toussaint par une profonde méditation sur la sainteté de la Vierge Marie et de saint Joseph. Elle voit tout ce que le Verbe incarné a reçu de ses parents. De Marie, il a reçu « le modèle d’activité de sa maternité », comme un «  modèle de don aux humains . » Et dans Joseph, il trouve un « modèle de référence au Père.  » Chacun d’eux suit sa propre grâce, Marie donne le Verbe incarné au monde. Joseph, par son obéissance aux paroles reçues de l’ange, assume l’existence de la mère et de l’enfant pour les référer au Père.

L’attention de Marie de la Trinité passe de la Sainte Famille à la créature humaine qui seule est apte à recevoir les dons du Père, alors que les anges eux-mêmes ne sont pas aptes au sacerdoce. « La nature humaine venant de plus loin que les anges… est toutefois invitée à une union plus intime, parée de dons plus précieux et plus proches du Père que tous autres… aussi l’union de la créature humaine au Père Lui est plus précieuse et plus chère que la louange de tous les anges. » (inédit, carnet 18, p. 1615/988)

1944 – mercredi 1er novembre

Cette fête qui nous recentre sur la sainteté est occasion, pour Marie de la Trinité, de méditer sur les dons du Saint Esprit et plus particulièrement sur le don de crainte.

« Plus que tous les autres, il convient à la réalité de nos relations à la déité et au Père, selon le commun caractère de sainteté. »

C’est la Très Sainte Étreinte (nom que Marie donne à l’Esprit Saint) qui imprime en nous ses dons. Et cela est absolument nécessaire pour notre incorporation dans l’Humanité du Verbe.

« Le don de crainte est un don de différence. Car le propre de toute relation est précisément d’unir deux termes distincts, sous la raison même de leur distinction formelle – bien que cette union exige, au point même du contact, des modes semblables, pour que l’union soit, de part et d’autre, fruition… L’union et la relation diffèrent formellement. Car il peut y avoir union par fusion et disparition l’un dans l’autre – ce qui répugne à la notion de relation, laquelle exige que subsistent… les deux termes.

Le don de crainte est donc ordonné à la perfection de notre relation… à la déité et au Père sous sa raison même de Sainteté. La Sainteté étant l’essence même de Sa nature, alors qu’elle ne l’est pas de la nôtre…

Relativement à la Déité et au Père, ce don est une révérence à la Sainteté – et en nous une crainte de manquer à l’attitude et aux actes convenables à cette Sainteté à laquelle nous lie la Relation. » (inédit, carnet 33, p. 3064-3065/1817-1818)

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