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25 janvier – Conversion de saint Paul, apôtre

Note historique :

Paul est né à Tarse, en Cilicie, entre l’an 5 et l’an 15 apr. J.-C. Dans sa famille juive il reçoit le nom de Saül, il jouit de la citoyenneté romaine et c’est par son nom romain : Paul, qu’il sera appelé. Il reçoit une éducation juive de stricte observance auprès de Gamaliel, le maître pharisien. Il est aussi de culture grecque car la ville de Tarse est une cité hellénisée. L’histoire de Paul nous est connue par le livre des Actes et par ses épîtres. Saül s’est vite mué en persécuteur des chrétiens. On le voit garder les vêtements de ceux qui lapident Etienne, ravager l’Église de Jérusalem et obtenir un mandat officiel pour engager des poursuites contre les chrétiens de Damas. Avant de parvenir à Damas, Saül rencontre le Christ et sa destinée en est toute changée : il va devenir l’apôtre des Gentils (les païens) qu’il va évangéliser. Il fut condamné à mourir par le glaive et décapité vers l’an 67.

Marie de la Trinité se réfère très souvent aux écrits de saint Paul qu’elle lit dans la Vulgate. Voici ce qu’elle dit de lui dans ses carnets :

« Saint Paul a reçu sa grâce propre, sa révélation, son mystère : sa fidélité a été de s’en laisser totalement imprégner, jusqu’à la transformation de toute sa personne consciente, de tout voir à sa lumière, d’en rechercher par la contemplation et la lecture des Écritures, la Sagesse insondable et les ineffables harmonies – et par la contemplation de cette grâce, il a pénétré dans les profondeurs des mystères divins.
Il s’est aussi appliqué à en découvrir toutes les conséquences pour notre vie terrestre et céleste. […] Il a été le premier à y soumettre toute son âme, toutes ses pensées et toute sa vie – et ainsi l’Église toute entière a eu le bénéfice de sa propre contemplation, de son expérience divine personnelle, qu’il s’est appliqué à raccorder à l’enseignement des Apôtres, et pour laquelle il avait reçu l’approbation des Apôtres.
Si fidélité personnelle a été de garder en lui-même ce quelque chose d’original imprimé en lui par Dieu, directement.
Il ne s’en cache pas et en a pleine conscience. Puisque Dieu lui a révélé dans cette lumière son mystère, c’est en cette même lumière qu’il le contemple et le livre aux fidèles, sans vouloir ni innover de lui-même, ni se dérober : par pure révérence et humble fidélité, effacement de lui-même à l’égard de la grâce reçue et à la manière dont il a plu au Père de la lui donner ; ni il n’en a honte, ni il ne la cache, ni il ne s’en vante : il reste à cet égard dans une simplicité d’abandon plus glorieuse à Dieu que toute autre attitude.
Saint Paul a été la personnification vivante de sa grâce, du mystère qui lui fut révélé, afin que par son exemple en même temps que par sa doctrine, il en instruisît et y entraînât les fidèles. »
(Cf. Carnets, Les grandes grâces, Cerf, tome 1, p. 303)

Mardi 25 janvier 1944

Dans sa méditation de ce jour, Marie est toute tournée vers les dons reçus du Père, dons de sacerdoce et de filiation qui arrivent jusqu’à nous par l’Humanité du Christ. Marie ne se lasse pas de regarder la progression de ces dons du Père à nous, par un processus dont l’Humanité du Christ est comme le « pivot »
Cette Relation unissant le Père et le Fils, elle en a eu la révélation au cours de la grande grâce de 1929. Ce qu’elle a « vu » en premier, c’est la source de l’amour comme « complaisance » qui est dans le Père. Puis, elle a « vu » la Relation entre le Père et le Fils s’étendre à l’Humanité du Verbe et ensuite, elle a expérimenté comment nous sommes pris dans l’Humanité du Christ pour devenir participant de la Relation divine.

« Le Père n’a de complaisance qu’en Lui-même et en ses dons — et plus ses dons procèdent immédiatement de Lui, et Lui sont ordonnés, plus Il y a de complaisance.
C’est pourquoi la Très Sainte Humanité du Verbe Lui est chère à double titre : au titre d’assumée par le Verbe qu’Il engendre seul éternellement, et qui est toute Relation à lui, engendrée par Lui et égale à Lui-même – et en tant que « Christ » gratifié des dons qui sont exclusivement de Lui et pour Lui, Père.
Et chacun de nous a part à ses complaisances pour son Fils selon le mode et l’intensité de notre union à la Très Sainte Humanité : union de nature, qui nous atteint tous – union d’adoption en tant que Christ en Lui, pour ceux qu’Il y a prédestinés.
Les dons sont ce qui constitue formellement la Très Sainte Humanité comme « Christ ». C’est son bien propre (au-dessus d’elle), comme elle est la propre possession du Verbe (au-dessous de Lui), mais à l’inverse : car le Verbe l’assume en Lui-même, tandis que les dons sont sa possession – et tout est du Père, et par Lui, et pour Lui. »

(Inédit, Carnet 25, p. 2345/1393)

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