Décor

Les écrits

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Un exemplaire des « Carnets »

 Les carnets

« J’ai écrit ces carnets pendant environ trois ans, puis j’ai été malade dix ans – puis il m’a fallu environ cinq ans pour récupérer un équilibre psychologique à peu près normal. », écrit Marie de la Trinité au père Beyer, le 5 février 1977.

Ces 3250 pages d’écriture fine et serrée, contenues dans 35 carnets rédigés entre 1942 et 1946, rendent compte des lumières, expériences et paroles que Marie recevait dans l’oraison. Lorsque le père Motte interroge Marie sur ses lectures, elle cite Jean-Jacques Olier, Condren, Louis Chardon et le Corps mystique d’Emile Mersch.

Par manque de temps d’une part mais aussi pour « garder telle que la grâce reçue, sans la mélanger », dit-elle au père Motte, elle lisait peu les auteurs spirituels préférant revenir quotidiennement à la Bible. Elle étudie assidûment saint Thomas d’Aquin.

Chez Marie de la Trinité, l’écriture coule de l’oraison. Lorsque les obsessions envahissent tout le champ de sa conscience l’oraison lui devient impossible. Les carnets s’arrêtent le 22 décembre 1946 sur ces mots : « Laisse-toi mourir et mûrir. Laisse-toi mourir pour mûrir. »

Accédez au texte de l’exposé du frère Eric T. de Clermont-Tonnerre, o.p., et de Mme Christiane Schmitt « Les carnets de Marie de la Trinité » (AG du 20 avril 2005 - 9 feuillets)

 Une volumineuse correspondance

• avec le père Motte o.p., son directeur spirituel, de décembre 1940 jusqu’à sa mort en 1980
• avec mère Marie de Saint-Jean, sa supérieure et amie, de novembre 1928 jusqu’à la mort de mère Saint-Jean en août 1969
• avec les sœurs et les prieures de sa congrégation de 1930 à 1980
• avec sa famille, ses parents, ses sœurs et notamment sa sœur Suzanne qui vécut quelques années dans une communauté de dominicaines missionnaires des campagnes
• avec divers religieux et supérieurs ecclésiastiques
• avec divers médecins et spécialement Lacan qui répondait très rarement et brièvement.

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Archives de Marie de la Trinité au Saulchoir

 Autres écrits et travaux

• un grand nombre d’articles pour la revue interne des Dominicaines missionnaires des campagnes Notre vie, en particulier sur le Rosaire, prière qui à l’époque remplaçait la récitation du grand Office en latin.
• Traductions du bréviaire dominicain d’après le grec et l’hébreu, avec le concours de sœur Christiane Sanson à partir de 1952
• Guide de lecture de la Bible en une année suivant la liturgie, il sera traduit en espagnol pour le Mexique et en portugais pour le Brésil et diffusé à cinquante-six mille exemplaires jusqu’à la réforme liturgique
• « Les Dominicaines missionnaires des campagnes » in La Vie spirituelle n° 209, février 1937
• Un article de La Croix du 3 juin 1938 « La religieuse au village »
• « Saint Joseph » in La Vie spirituelle n° 305, mars 1946
• « Saint Dominique » écrit pour la Congrégation en 1952
• Études de psychologie, divers travaux dont la relation faite en 1956, pour Lacan, de sa cure de 1954 à l’hôpital de Bonneval, intitulée « De l’angoisse à la paix » ; et une communication faite au Congrès international de Psychologie appliquée – Rome, 1958, intitulée « Psychothérapie par le réveil des tendances »
• Un rapport de 37 pages sur l’état du monde rural élaboré pour le Chapitre de 1967 et pour lequel Marie de la Trinité avait consulté son cousin, l’économiste François Perroux.
• Diverses notes de retraites et sessions dont un agenda tenu de 1927 à 1930

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